Vous entendez la célèbre (elle s'entend encore fréquemment dans les sociétés estudiantines et folkloriques) chanson La Bière, dont Clesse est l'auteur des paroles et de la musique, dans un fichier midi emprunté à une page du site de la chorale de l'ULB, site qui en donne également la partition
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Antoine CLESSE (1816-1889) est un chansonnier qui mérita le surnom de Béranger montois.
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Dans son petit dictionnaire, le site de la ville de Mons (Hainaut, Belgique) le présente ainsi : Chansonnier, compositeur, armurier, il se servit de son art pour développer les idées à connotation sociale, la défense de l’ouvrier, de l’artisan. il est mentionné en 1887 dans La Belgique Maçonnique (ouvrage qui n'est pas toujours considéré comme fiable) comme Antoine Clesse - chansonnier; mais aussi dans le Dictionnaire maçonnique et liste des maçons célèbres de Maurice Cock. Paul Delsemme lui consacre une page dans son ouvrage Les écrivains francs-maçons de Belgique. On sait qu'il fut membre de la Loge montoise de la Parfaite Union, et qu'en 1854 il avait apporté une contribution à la grande fête solsticiale nationale. Il n'est pas exclu - puisqu'il était assez prolifique - qu'il ait composé des chansons pour sa Loge, mais celles-ci n'apparaissent (logiquement) pas dans ses recueils destinés au grand public. |
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Il a publié :
Il a décrit lui-même ses chansons populaires comme contribuant à une oeuvre moralisatrice et démocratique. Dans sa chanson (1848) Ce que veut l'ouvrier, il réclamait l'instruction obligatoire et le droit de vote pour l'honnête homme qui sait lire et écrire. Il compta Henri Conscience parmi ses amis. En 1873, il fut nommé président d'honneur du Caveau liégeois. |
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Un buste d'Antoine Clesse se trouve sur la Place du Parc à Mons. Il surplombe une statue (signée Paul Dubois), et on peut lire sur le socle :
(ces informations, ainsi que les photos ci-contre et ci-dessous, ont été empruntées à une page wikimedia, dont l'auteur est Renardeau).
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On ne dira
pas en parcourant ce livre : ce sont les chansons d'un grand poète ;
j'espère qu'on pourra dire : ce sont les chansons d'un honnête homme.
Antoine Clesse, 1866