Dreuilh

Jean-Jacques Dreuilh (c. 1773- 1858), violoniste, chef d'orchestre et compositeur, fait l'objet d'une notice nettement plus longue dans les suppléments de Fétis que dans son Tome 3 (où il est erronément donné comme s'étant noyé en mer à Brest en 1812 !).

Nous y lisons qu'il commença son éducation musicale à 8 ans, dans sa ville natale de Bordeaux, à la maîtrise de la cathédrale dont il reçut la direction en 1790, pour ensuite devenir chef d'orchestre du Grand Théâtre de cette ville.

Il monta ensuite à Paris, où il devint l'ami de Méhul, fut quelque temps chef d'orchestre du Théâtre de la Cité, puis - après un passage à Marseille où il dirigea l'orchestre du Grand Théâtre - écrivit de la musique pour les théâtres de boulevard. Déçu de ne pouvoir - malgré, écrit Fétis, des protections et un talent véritable - faire entendre ses oeuvres à l'Opéra, il reprit ses fonctions de chef d'orchestre dans plusieurs grandes villes de province, avant de se retirer en 1924 à Niort où il mourut à 85 ans.

Fétis ne précise pas quelles sont ces villes, mais il est certain que Lyon était l'une d'entre elles, puisque c'est dans cette ville que fut créé en 1812, au Théâtre des Célestins, l'opéra-vaudeville en trois actes, en prose et à spectacle, intitulé Les femmes infidèles ou L'anneau de la reine Berthe, qu'il composa avec J. A. M. Monperlier, et qui y fut d'ailleurs édité (chez Maucherat-Longpré). 

On doit à Jean-Jacques Dreuilh des trios pour cordes, un Te Deum pour la Fête de la Fédération à Bordeaux et beaucoup de musique pour la scène.

Il nous semble hautement vraisemblable qu'il puisse être identifié au Frère Dreuilh, enfant de la Loge, qui composa, pour la Loge lyonnaise Saint-Napoléon de la Bonne Amitié, une cantate La Paix de Tilsitt exécutée le 23 août 1807 et un Hymne pour la fête de l'Ordre et celle de Saint-Napoléon réunies, sur des paroles de Pelzin, exécutée le 21 août 1808. 

Pour le confirmer, il serait intéressant - merci au bénévole lyonnais qui voudrait bien entreprendre cette recherche - de pouvoir vérifier si Jean-Jacques Dreuilh séjournait déjà bien à Lyon à cette époque, et/ou - pour autant que les Tableaux de cette Loge pour cette période existent encore - d'y relever les coordonnées mentionnées pour le Dreuilh qui doit y figurer.

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