l'Abbé Roze

Vous entendez le début de son Vivat interprété par les solistes, choeur et orchestre de la Capella de Saint-Petersbourg sous la direction de Vladislav Tchernouchenko (CD Koch 3-1208-2)

 

la première oeuvre publiée de Roze (image d'après le site de la Bibliothèque municipale de Beaune, qui détient cette partition dans son Fonds Mortureux)

Nicolas ROZE (ou Rose - 1745-1819) devient à 7 ans enfant de choeur à la Collégiale Notre-Dame de Beaune. Il y est remarqué pour sa belle voix et reçoit une formation musicale solide qui lui permet de composer avant l’âge de douze ans sa première oeuvre, un motet avec orchestre. 

Quand il fut invité à entrer comme page dans la musique du Roi, ses parents préférèrent renoncer aux avantages qu'ils auraient pu en tirer pour lui faire plutôt terminer ses études au collège de Beaune puis au séminaire d'Autun.

Maître de musique à Beaune de 1767 à 1769, il y fait exécuter une messe de sa composition, qu'il se rend à Paris pour présenter à Dauvergne, surintendant de la musique du roi. Celui-ci lui commande le motet Dixit insipiens, donné au Concert Spirituel en 1769.

Après avoir passé quelques années à la cathédrale d'Angers, il se fixe à Paris où il devient en 1775 maître de chapelle à l'église des Innocents. En 1779, après une dispute avec les autorités ecclésiastiques, il se consacre à l'enseignement de la musique et rédige son système d'harmonie, qui est publié par La Borde. En 1807, il succède à Langlé au poste de bibliothécaire du Conservatoire, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort. 

Son motet Vivat in aeternum (que vous entendez) a été exécuté lors du sacre de Napoléon. Il eut comme élève Lesueur.

Alain Le Bihan le mentionne (Abbé. Maître de musique des Innocents) dans son ouvrage Francs-maçons parisiens du Grand Orient de France  comme membre des Loges Les Coeurs Simples de l'Etoile Polaire (1778-79), Saint-Jean d'Ecosse du Contrat Social (1783) et de la Société Olympique (1786). Après la Révolution, on le retrouve en 1806 aux Neuf Soeurs, pour laquelle il compose une Cantate sur un texte d'Evariste Parny, exécutée le 20 janvier 1808, et qui est vraisemblablement celle mentionnée sur le site Chansons et chansonniers maçonniques.

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