Edouard Bruguière
En cliquant ici, vous entendrez un fichier midi de sa romance La bohémienne, emprunté au site de Philipe Goninet mentionné ci-dessous
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Edouard Bruguière (1793-1863 ? Fétis le dit mort à Nîmes en fin 1868) fut, avec Romagnesi, Berton Fils, Panseron, Grisar, un des grands compositeurs de romances du XIXe. Issu d'une famille de négociants, il était destiné au commerce, mais il préféra la musique et monta en 1824 à Paris, où il connut de beaux succès et devint artiste de la Chambre du Roi. Parmi ses centaines de romances, on peut citer Tristesse (sur l'élégie de Sainte-Beuve), Adieux à la Suisse, Maudit printemps ! (texte de Béranger). Il a aussi publié 6 choeurs religieux. Selon Fétis, après 1836, il se serait retiré dans sa famille à Lyon (dont il le dit originaire), puis se serait installé à Marseille comme secrétaire du commissaire général de police. Ces informations données par Fétis sont cependant contradictoires avec celles fournies par le Journal de Toulouse qui, dans son édition du 23 juillet 1842 (p. 4), signalait (dans un article publié à l'occasion de la publication à Toulouse d'un recueil de chants et cantiques pour les écoles primaires, recueil dont il était l'auteur et qui contenait notamment une mise en musique de la table de multiplication) qu'après de nombreux succès dans la capitale, il est venu se fixer à Castres, sa patrie. |
Ci-dessus : édition illustrée de la chanson de Bruguière Laissez-moi le pleurer, ma mère (que Fétis qualifie de petit chef-d'oeuvre de distinction et de sentiment)
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Cette installation à Castres nous semble nettement plus vraisemblable que la version de Fétis (lequel n'en est pas à une approximation près !) : nous savons en effet (sauf erreur, cette information sur son appartenance n'a fait l'objet d'aucune publication antérieure à l'édition de la présente page) que Bruguière était membre de la Loge castraise de l'Harmonie Universelle, puisque celle-ci a fait éditer (nécessairement avant 1852, date de sa disparition) des Chants Maçonniques de sa composition, au nombre de 5 : |
Nous sommes évidemment à la recherche de ces partitions ! Merci à qui pourrait nous mettre sur leur piste. |
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l'Harmonie Universelle Fondée en 1770, la première Loge de Castres, la Loge de Saint-Pierre, après avoir interrompu ses travaux pendant la Révolution et les avoir repris en 1808, décide en 1810 de transformer son nom en l'Harmonie Universelle et à cette occasion transforme sa devise Fundata super firman petram (fondée sur une pierre solide) en In universum concinat gallus ; mentes nostrae laetiscent (que le coq chante dans le concert universel ; nos esprits s'en réjouiront). En 1814, elle adopte le REAA. Elle interrompt ses travaux en 1852 ; ses tentatives de réveil en 1873 rencontreront l'opposition du préfet du Tarn, si bien qu'en 1876 une nouvelle Loge est créée sous le titre distinctif des Coeurs Unis, l'abandon de celui de l'Harmonie Universelle ayant été jugé nécessaire pour écarter toute incertitude auprès du gouvernement. Cette loge, très engagée dans le combat laïque, suspendra ses travaux en 1899. C'est la Loge la Foi Maçonnique qui rallumera en 1911 l'activité maçonnique à Castres. En 2002, un essaimage de celle-ci a amené la création d'une nouvelle Loge du Grand Orient (sous le n° 942) travaillant au REAA, qui, en hommage respectueux à ses prédécesseurs, a repris le titre distinctif de l'Harmonie Universelle. |
Le très riche site de Philippe Goninet donne, dans sa page les morceaux de salon, les fichiers midi de 3 de ses romances :
La Bergère des Pyrénées
Oui, j'en suis sûre, il m'aimera
La Petite Bohémienne