Vous entendez le début de l'Allegro de la sonate VI en fa majeur pour flûte de son op. 1 (daté de 1718), interprétée par La Stagione Armonica (CD Tactus TC 691302)
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A défaut d'une (introuvable) image représentant Mercy, un petit clin d'oeil aux opératifs avec ce joueur de flûte à bec de l'église de Cerisy en Normandie (image du superbe site Instruments médiévaux). |
Lewis MERCY (c. 1695 - c. 1750), interprète très prisé (son instrument était la flûte à bec) et compositeur (pour cet instrument et ensuite, quand son emploi se démoda, pour basson et pour flûte traversière) a vécu à Londres (au moins à partir de 1708) quoiqu'il fût d'origine française (Louis Mercy?) ou italienne (Luigi Merci?) selon les sources. Il a été au service du comte de Carnarvon, père de celui qui allait devenir en 1738 le Grand Maître de la maçonnerie anglaise. Il est signalé en 1730 comme membre de la Loge londonienne n° 75 et en 1732 comme Maître de la Loge n° 98.
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John Coustos (ci-dessus) et (à droite) le frontispice du livre qu'il publia en 1753 pour relater les traitements qu'il avait subis au Portugal. |
La Loge n° 75, qui réunissait les Français de Londres, a joué un grand rôle dans l'expansion de la maçonnerie sur le continent. Parmi ses membres figurent en effet Coustos (fondateur d'une des premières Loges françaises, Coustos-Villeroy, et ensuite victime de l'Inquisition portugaise), La Tierce, et Thomas Lance, que W. McLeod a, dans un article publié en 1983 par Ars Quatuor Coronatorum (Vol. 95, pp. 117-119), identifié comme étant Lansa. On sait aussi (même source) que la Loge 98 se réunissait à l'hôtel du Duc de Lorraine (François Etienne, 1708-1765, duc de Lorraine, qui allait devenir successivement grand duc de Toscane, époux de Marie-Thérèse d'Autriche et empereur François Ier, avait été initié en 1731 à La Haye par une Loge de circonstance comprenant Désagulliers, John et Philip Stanhope; cela constitue la première activité maçonnique certaine aux Pays-Bas). |
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